on ne peut pas dire que nos compères d’AC/DC aient
toujours eu une existence paisible de rock star bien nourrie et
croulant sous les billets verts. Certes, cela fait plus de trente
ans que le groupe enchaîne les succès, les albums et
parfois les bides, mais ces trois décennies n’ont pas
été sans histoires bien glauques qui font il est
vrai, le sel et le mythe du sacro saint (hard) rock and roll. Mais
de la mort de Bon Scott leur premier chanteur, des fluctuations de
personnel, de la chute des ventes dans les 80’s, AC/DC a
toujours su se relever et continuer à graver leur nom dans
la mémoire de millions de fans et de nombreux artistes qui
les citent encore souvent comme référence (même
si cela ne fait pas toujours très hype il faut
l’avouer).
L’histoire d’AC/DC est irrémédiablement
liée à l’histoire de la fratrie Young, venue
d’Ecosse dans les années 1960 trouver du travail en
Australie. Dans cette famille très nombreuse (Monsieur et
Madame Young ont neuf enfants), trois gamins sont mordus de
musique, dont George, le grand frangin, qui fonde un groupe
appelé les Easybeats, et avec qui il part un temps au
Royaume Uni pour revenir ensuite en Australie. Pendant ce temps,
les petits frères Angus et Malcolm Young développent
leurs connaissance musicales et se perfectionnent tous deux
à la guitare.
En 1973, tous les frères Young ont lâché
l’école et se consacrent désormais
entièrement à la musique, évoluant dans
différents groupes. Puis Malcolm, rejoint par Angus, fonde
avec des potes le groupe AC/DC (traduisez en français
« courant continu / courant alternatif ») qui commence
alors très vite les répétitions et
écume les salles de concerts. La grande épopée
de l’un des plus grands groupes de hard rock vient tout juste
de commencer, et n’est pas prête de
s’arrêter ! En 1974, AC/DC sortent leur premier single,
« Can I Sit Next To You Girl », et à
l’occasion de leur tournée (où Angus se fait
déjà bien remarquer avec sa tenue écossaise de
collégien et son jeu de scène très
spécial, inspiré par
Chuck Berry), font la connaissance de
Bon Scott, qui prend les commandes du chant.
En 1975, AC/DC publie leur premier opus, « High Voltage
» puis sort dans la foulée l’album « TNT
» qui obtient un très large succès, et qui est
produit une fois de plus par le grand frère Young et son
acolyte avec qui il avait fondé les Easybeats, Harry Wanda
(ils seront souvent présents par la suite à la
production). Mais ACDC voit grand et décide de tenter sa
chance en Europe, notamment en Angleterre où ils partent en
tournée en 1976.
1976 est aussi l’année de l’explosion du punk
rock en Angleterre. Bien que punk et hard rock soient aux antipodes
et que la mode penche plus vers le cheveu décoloré et
la crête que le cheveu long bouclotant avec (ou sans) frange,
AC/DC fait sensation en sortant en Europe une
réédition de « High Voltage » où
l’on peut retrouver les titres de la première version
d’ »High Voltage » mais aussi (et surtout) des
morceaux extraits de « TNT ». En Australie,
paraît au même moment l’album « Dirty Deeds
Done Dirt Cheap ».
Mais c’est avec « Let There Be Rock »
qu’AC/DC atteignent les sommets de la gloire en 1977 et
deviennent des stars internationales.
Après la parution de l’opus « Powerage »
en 1978, AC/DC lâche enfin leur bombe en 1979. Cette bombe,
ce disque ravageur, cet album grandiose, intense, percutant et
sulfureux se nomme « Highway To Hell » et triomphe dans
le monde entier. Célébré par des millions
d’adeptes de la damnation metal, AC/DC devient une
véritable icône du hard rock. Les années 1970
décidément, réussissent à nos
hard-rockeurs favoris qui sont propulsés pour toujours au
rang de star.
Malheureusement, les années 1980 sont moins
généreuses avec le groupe. Dès le début
de cette décennie tragique, AC/DC se prend une
première grosse claque avec la mort de Bon Scott.
Malgré cette tragédie, AC/DC relève la
tête et décide de continuer l’aventure avec
Brian Johnson au chant. Pour symboliser leur retour triomphant
après des heures si sombres, AC/DC publie un nouvel album,
« Back in Black » qui sera un succès
phénoménal. La réussite sourit encore au
groupe lorsqu’il sort ensuite « For Those About To Rock
».
Mais la malédiction des 80’s n’a pas dit son
dernier mot et en 1984, AC/DC enregistre son premier bide, avec
l’album « Flick Of The Switch ». La mauvaise
série ne s’arrête pas là puisqu’en
1985, AC/DC encaisse un nouvelle échec lorsqu’il
publie « Fly On The Wall » en 1985. On peut toutefois
noter une période d’accalmie la même
année, avec la composition de la bande originale de
«Maximum Overdrive », commandée par
Stephen King, grand admirateur du
groupe. Ce travail pour l’univers cinématographique
permettra au groupe de sortir un autre album, « Who made Who
». Toutefois, ACDC remonte difficilement la pente. Aux
précédents échecs commerciaux se rajoutent les
soucis familiaux, les remaniements de personnels, et les
excès d’alcool : les années 1980 sont
définitivement une sale période pour AC/DC. Mais en
1988, le groupe renoue un peu avec le succès avec la sortie
de « Blow Up Your Video », malgré par la suite
le départ provisoire de Malcolm pour une cure de
désintox.
Dans les années 1990, AC/CD ne faiblit pas la cadence de
sorties d’albums, avec la parution de « The
Razor’s Edge » en 1990, de « Ballbreaker »
en1995 et assurent toujours de nombreux concerts. En 1997 sort le
coffret « Bonfire » qui fait honneur à Bon Scott
aveccinq CD’s comprenant des versions inédites
enregistrées avec le défunt chanteur.
http://musique.ados.fr/AC-DC.html <==
source prise içi